71. DIALECTE

L’alsacien est une langue alémanique, à l’instar de celles pratiquées en pays de Bade, Forêt-Noire et en Suisse alémanique.
D’une rive à l’autre du Rhin, on se comprend parfois mieux qu’entre le sud et le nord de l’Alsace.
Ces dialectes alémaniques sont antérieurs à l’allemand moderne, initié et diffusé par la célèbre bible de Martin Luther de 1550.

Après l’annexion de l’Alsace par la France en 1648, le français est devenu la langue administrative, quoique les textes officiels étaient souvent libellés
en français et en allemand. Pour la communication orale, la langue alsacienne cohabitait avec le français.
Au XIXe siècle, où le sentiment de francophilie était très ancré dans les élites mulhousiennes,
la pratique du dialecte étant le fait des classes modestes.
La double annexion de l’Alsace par l’Allemagne en 1870 et en 1939 a fortement estampillé l’alsacien comme « la langue de l’ennemi ».
Au cours du XXe siècle, les brassages avec d’autres cultures (Italiens, Polonais, citoyens d’Europe de l’Est et du Maghreb…)
ont contribué à diluer significativement le dialecte dans la société.

Ainsi, l’histoire de Mulhouse explique pourquoi la place du dialecte est moins perceptible que dans d’autres territoires alsaciens.

71A. Institutions de valorisation dialectale
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71B Outils d'apprentissage du dialecte
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71C. Littérature dialectale
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