7. OEUVRES INTELLECTUELLES ET ARTISTIQUES
TRADITIONS & GASTRONOMIE
inventaire
La production intellectuelle et la création artistique sont des caractéristiques intrinsèques à la nature humaine.
A la différence du règne animal, dont les réalisations ont une une finalité utilitaire et pratique,
la démarche d’un artiste résulte d’une inspiration et d’un talent.
La finalité d’une oeuvre intellectuelle/artistique est de susciter une réaction émotionnelle.
Créer une oeuvre artistique est assimilé à un mode d’expression.
Elle contribue à développer nos capacités sensorielles, selon des repères et des schémas esthétiques propres à chacun.
Les créations artistiques/intellectuelles ne sont ni neutres ni universelles, elles reflètent l’état d’esprit d’une époque, ou au contraire le fait de vouloir s’en échapper. Même une œuvre ‘’gratuite’’, exécutée juste pour le plaisir, traduit quelque chose de son temps, des attentes, des espérances ou au contraire du refus. Souvenons-nous qu’au plus profond des ténèbres des camps de concentration, des humains ont trouvé la force de créer des œuvres d’art. Pour aider les autres et pour se sauver soi-même de la barbarie.
Le domaines artistiques comprennent plusieurs catégories :
– les beaux-arts (dessin, illustration, peinture, techniques de reproduction, la sculpture)
– la poterie et les arts du feu (verrerie, vitraux)
– le travail des pierres et métaux précieux : bijouterie orfèvrerie
– l’architecture, dans toutes ses sphères d’expression : édifices, architecture intérieure
– formes nouvelles : photographie et cinéma
– production d’écrits : romans, poésie…
– production musicale et chorégraphique
Par extension, la gastronomie peut être considérée comme une sublimation de la façon de cuisiner.
Certains cuisiniers passent maîtres dans l’art d’agrémenter les mets, atteignant parfois des sommets d’imagination et de perfection.
Ce faisant, ils flattent notre univers sensoriel.
Le caractère éphémère d’un plat, fut-il un chef d’oeuvre gastronomique, est son principal défaut.
Les ouvrages de recettes permettent de perpétuer la mémoire de ce savoir-faire.
Le dialecte alsacien parlé à Mulhouse est l’une des nombreuses variantes de la langue alsacienne.
Celle-ci fait partie des langues alémaniques, parlées également en pays de Bade, Forêt-Noire et en Suisse alémanique.
Alors que le Rhin n’était pas une frontière, chacun se comprenait au sein de ce territoire, et mieux qu’entre le sud et le nord de l’Alsace.
Ces dialectes alémaniques, à l’instar de toutes les autres langues germaniques, sont antérieurs à l’allemand moderne dit Hochdeutsch.
Celui-ci a été initié et diffusé par la célèbre bible de Martin Luther, imprimée en allemand.
Le théologien allemand l’a écrite dans sa langue natale, devenue la langue allemande courante.
Après l’annexion de l’Alsace par la France en 1648, le français est devenu la langue administrative ;
cependant, les avis officiels devaient être publiés en français et en allemand pour être compris de la population.
La langue alsacienne cohabitait avec le français et était utilisée pour la communication courante.
Par ailleurs, au XIXe siècle, et plus particulièrement à Mulhouse, un fort sentiment de francophilie
s’est développé au sein des élites industrielles mulhousiennes. Cette situation a fortement ostracisé le dialecte et ses locuteurs.
Alors que la pratique de l’alsacien était quasi exclusivement orale.
Napoléon disait au sujet de ses généraux et soldats alsaciens :
« Laissons-les parler en allemand, pourvu qu’ils sabrent en français.»
Les deux périodes allemandes de l’Alsace (Annexion en 1871-1918 et Occupation 1939-1945),
ont estampillé l’alsacien comme la langue de l’ennemi.
C’est l’une des raisons majeures qui entrave la diffusion et le rayonnement du dialecte alsacien.
70A. Institutions de valorisation dialectale
70B. Outils d’apprentissage
71. Beaux arts (voir aussi domaine n°22 – Archives et collections)
TEXTE CHAPEAU
71A. Ouvrages écrits
71B. Autres oeuvres
72. Spécialités locales et artisanales
72A. Spécialités culinaires
La gastronomie alsacienne est primitivement issue du besoin vital de s’alimenter.
Comme en d’autres endroits, les productions locales ont favorisé la spécificité des mets locaux.
Ceux-ci sont tributaires du climat, du terroir et de l’environnement.
La gastronomie comprend les plats cuisinés et les breuvages qui les accompagnent.
L’Alsace voit dans ce domaine aussi converger deux univers : celui du vin et de la bière.
Elle dispose par ailleurs de sources d’eau réputées.
Enfin, par coutume et intérêt, les fruits, légumes et les plantes sauvages sont beaucoup utilisés en pharmacopée traditionnelle.
A MULHOUSE…
72B. Ouvrages de recettes culinaires
Une littérature fournie vante les qualités de la cuisine régionale.
A MULHOUSE… Kochbuch Spoerlin
72C. Artisanat
L’artisanat local répondait avant tout à la nécessité de disposer d’outils, de récipients, de peaux/cuirs et tissus, de matériaux pour la construction et l’urbanisation.
A MULHOUSE… Il trouve ses premières applications puis ses développements dans le cadre normatif des corporations médiévales.
Les spécialités artisanales mulhousiennes locales procèdent d’un long processus
fait d’expériences, d’essais divers, de réussites mais aussi d’échecs patents.

